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mardi 4 février 2014

L’Odyssée d’une aspergirl presque quinqua en quête d’un vrai diagnostic différentiel : 1. Intégration sensorielle



La question à dix sous est de savoir si je recevrai le diagnostic de SA avant mon cinquantième anniversaire, mettant fin à la série de diagnostics, au mieux insuffisants (un déficit d'attention, un trouble phonologique, un haut potentiel, une anxiété quasi généralisée), au pire, erronés (une phobie sociale, un trouble de la personnalité de type mixte, anxieux et dépendant, un trouble bipolaire atténué - j'ai eu l'occasion de soulever ce dernier faux diagnostic dans l'un de mes premiers articles : TEMPÊTES ÉMOTIONNELLES... C'EST AINSI QUE JE LES NOMME), - qui furent posés durant mon premier demi-siècle de vie.... Bref sera-t-il posé avant la fin de cette année calendaire ? That's the question !


Peut-être serait-il judicieux de placer, ici, un article, traduit en français et connu de plusieurs aspergirls bloggueuses, à savoir celui de la Dresse A. Ruth Baker Invisible à l'extrémité du spectre: OMBRES, résidus, «BAP». L'expérience des femmes Aspergers dont je reprends d'abord un extrait (p. 3): «Ainsi, les traits autistiques peuvent être vus, mais le diagnostic écarté pour des raisons d’intensité apparemment légère ou des insuffisances de critères de diagnostic.


Une autre raison de l’actualisation d’un diagnostic d’autisme peut être que les traits autistiques sont accompagnés d’autres caractéristiques que l’on croit de manière erronée incompatibles avec l’autisme, comme l’empathie, l’imagination, la théorie de l’esprit ou le sens de l’humour. (...).



Une mise en relation avec l’autisme peut être complètement négligée en raison d’erreur de diagnostic. Cela peut se produire de diverses manières :

Dans certains cas, comme avec les troubles obsessionnels compulsifs et les troubles de déficit d’attention, un seul aspect de la plage des difficultés ou des différences de l’individu autiste ont été reconnues.

Dans d’autres, un comportement est reconnu mais pas la raison profonde de ce comportement, résultant des diagnostics erronés ou inadéquats : pour la phobie sociale par exemple, si la distinction n’est pas recherchée entre une peur irrationnelle et une évaluation réaliste de la performance sociale ou pour l’anorexie mentale, si la véritable raison de comportement alimentaires inhabituels n’est pas reconnue. Les cycles rapportés par de nombreux témoignages de personnes appartenant au spectre autistique peuvent être confondu avec un trouble bipolaire. Les descriptions apparemment bizarres de perceptions, la vie imaginaire, la nouvelle utilisation d’une langue, la course des pensées ou des conversations entières à haute voix ne seraient pas confondus avec un trouble psychotique si l’on prenait en considération l’histoire du développement de l’individu ainsi que son niveau de développement».

En caractère gras, ce qui me concerne, car j'ai cumulé les faux diagnostics... le trouble psychotique étant le seul qui ne m'a jamais été posé. Ma mère qui a parlé de certaines de mes auto-stimulations à un psy, sans savoir de quoi il s'agissait d'ailleurs, n'a pas dit que je tenais des conversations entières seule, lorsque j'étais petite. D'ailleurs, elle y réagissait si mal que j'ai appris avec le temps à rendre mes particularité de moins en moins visibles pour ne plus m'attirer de remarques blessantes.

Pour l'article entier, c'est ICI

Invisible à l'extrémité du spectre: OMBRES, résidus, «BAP». L'expérience des femmes Aspergers

Pourquoi ai-je mis cet article et plus particulièrement cet extrait en exergue ? 

Tout simplement parce que parmi les retours d'aspergirls adultes, et plus encore de celles qui sont HP, conformément à ce qu'affirme A. Ruth Baker, le chemin pour obtenir, enfin, le diagnostic, bien réel de leur SA, n'a rien d'un long fleuve tranquille... déjà que pour les asperboys adultes, ce n'est pas simple...

Nous le voyons dans cet article, les femmes ont une plus grande probabilité d'avoir des capacités non négligeables d'empathie, d'être créatives, d'avoir de l'humour, tout comme elles sont suscpetibles de posséder une théorie de l'esprit. 

En outre, elles sont plus fréquemment capables de réussir à fixer, de manière normale en apparence, leur interlocuteur dans les yeux. Ceci est d'ailleurs mon cas : si je regarde effectivement la plupart du temps mon interlocuteur dans les yeux, nous le verrons bientôt, mon regard présente quelques singularités. Cela a souvent été perçu et relevé bien plus qu'une fois par mes interlocuteurs. Cela n'empêche pas que dans certaines situations de face à face, je ne regarde pas du tout mon interlocuteur (par exemple lorsque je suis gênée, que j'ai une émotion forte, notamment de tristesse) sans oublier les situation où je suis obligée de fermer les yeux pour réussir à me concentrer sur un autre sens, ne pouvant pas suffisamment gérer deux sens à la fois - ou réaliser deux tâches simultanées comme (ce sera relevé dans ce compte-rendu).

Il en résulte que souvent, les aspergirls doivent beaucoup parlementer avec les cliniciens pour avoir le droit de passer une évaluation approfondie, condition sine qua non pour pouvoir réellement vérifier si elles sont aspies ou non.

C'est dans cet ordre d'idée que j'ai décidé de faire un bilan sensori-moteur. Établir des listes de symptômes, dont certains sont pathognomoniques, ne suffisent pas forcément. C'est pour ça que j'ai pensé qu'il fallait commencer par le corps.

Car le corps, lui, ne ment jamais 

L'automne passé, j'ai pris mon courage à deux mains, et enfin osé contacter l'un de mes anciens prof à la fac. Cela faisait longtemps que j'hésitais à le faire. Je connaissais l'excellence de son travail et avais découvert par hasard, via un blog, qu'il avait formé - et qu'il forme encore - de nombreux praticiens au bilan sensori-moteur selon sa méthode.

Je lui ai donc écrit afin de lui demander l'adresse d'un(e) praticien(ne) diplômé(e) selon son bilan sensori-moteur qui soit assez aguerri(e) dans les troubles autistiques pour «faire un état des lieux» et, sinon affirmer que mes troubles sont congénitaux, avoir néanmoins une idée de la façon dont je semble avoir été «organisée» sur le plan sensori-moteur et psychomoteur». 

Il a eu la gentillesse de me répondre rapidement en me communiquant l'adresse de la thérapeute la plus qualifiée pour pouvoir me répondre selon ses propres mots et qui, comble du bonheur, était prête à me recevoir. Il terminait son mot en m'encourageant à me rendre à Paris, le voyage en valant la peine toujours selon ses mots.

Je ne l'ai en effet pas regretté, mon voyage ! J'ai été reçue avec beaucoup de tact et de savoir faire par une psychologue clinicienne et psychomotricienne. Mille mercis à elle ! Sans plus attendre, venons-en à ce qu'il en est de mes capacités d'intégration sensorielle...
Demande d'autorisaton pour l'utilisation de cette image en cours auprès de l'IRDPQ - Institut de réadaptation en déficience physique de Québec

1. Intégration sensorielle. ​

Le compte rendu de mon évaluation était accompagné d'un commentaire de la clincienne qui m'a reçue :

«Comme dit A. Bullinger c'est comme une "visite de chantier".

Là, le fil conducteur ce sont les moyens de compensations qu'il fallait identifier pour reconnaître une vraie insuffisance des moyens sensori-toniques qui ont été à la base de vos difficultés (en partie, ce n'est jamais le 100 %, mais surtout la rencontre de vos particularités sensorielles, toniques, de représentation avec le milieu environnant a été catastrophique). 

Si je me réfère à la notion de l'équilibre sensori-tonique de Bullinger, celui ci dans votre cas est très restreint, vous êtes facilement désorganisée par des sollicitations sensorielles venant de l'extérieur.

Après, c'est l'accumulation de différents facteurs qui agit». 

Je précise que le BSM (Bilan sensori-moteur selon André Bullinger) fait partie des tests reconnus de la haute autorité de santé (HAS) en France, dans le cadre des bonnes pratiques pour les troubles du spectre autistique.

Cette évaluation est déjà un premier jalon, une première information pour pouvoir confirmer ou infirmer un diagnostic de syndrome d'Asperger.

Comme je le disais plus haut, en ce qui me concerne, ce test a ôté mes derniers doutes.

Je ne manquerai pas de revenir pour rédiger la suite lorsque j'en saurai plus suite aux prochaines évaluations. 

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