Bonjour et bienvenue sur l'AspiePhonissime, néologisme que j'ai créé en référence au FrancoPhonissime, un jeu télévisé qui me captivait lorsque j'étais enfant. Cet intérêt laissait déjà présager, en filigrane, de mon amour des mots, amour qui évoluera plus tard sous forme d'intérêt spécifique. Amour que l'on retrouve par ailleurs souvent chez les autistes Asperger, dont il sera évidemment question dans ce blog.
C'est remplie d'émotion, comme jamais, que j'ai reçu, aujourd'hui, le verdict de la psychologue qui m'a bilantée et dont je n'oublierai jamais les qualités d'écoute, de non jugement, sans omettre sa capacité à me laisser partir dans mes moultes digressions, tout en me ramenant régulièrement à l'essentiel pour que ce bilan puisse s'achever un jour...
Au-delà de mes 30 ans, vers la fin de mes études universitaires et de ma formation en sophrologie, j'ai commencé à me «lâcher», à développer ma créativité. Écrire évoluait lentement vers une activité bien plus gratifiante qu'elle ne l'avait été auparavant.
C'est donc peu avant de fêter mon 3ème lustre que j'ai enfin eu les moyens de m'acheter mon premier ordinateur !
Avant cela, j'avais été condamnée à écrire avec une machine à écrire électrique (la manuelle -si, si, les jeunes, rigolez pas, ça a existé !) n'étant pas trop faite pour moi.
2. Performances en dent de scie et rêves d'écriture (suite)
Votre pauvre mère, vous croyez que c'est drôle pour elle ? Elle joue au scrabble et finalement elle se rend compte qu'elle parle beaucoup mieux sénégalais que français. 3'37
Mon cursus universitaire ne fut pas simple non plus. Après un cuisant échec dans ma première formation, en orthophonie à l'Université de Neuchâtel, j'ai échoué en raison de la psycholinguistique, je me suis orientée en psycho.
J'ai bien évidemment gardé la préparation de mes oraux de latin et de grec pour l'obtention de ma matu type A en 1985, au gymnase français de Bienne, telle quelle. Intérêt spécifique oblige...
Mon récit se poursuit par celui des difficultés d'apprentissage que j'ai connues durant cette période. Si j'ai effectivement réussi mon cursus gymnasial pour en ressortir avec ma matu de type A en poche (NB. la matu désigne le certificat de maturité, ie le bac en France), mon ressenti, lui, est tout autre. Ce fut pour moi trois années extrêmement difficiles, sur tout les plans.
La question à dix sous est de savoir si je recevrai le diagnostic de SA avant mon cinquantième anniversaire, mettant fin à la série de diagnostics, au mieux insuffisants (un déficit d'attention, un trouble phonologique, un haut potentiel, une anxiété quasi généralisée), au pire, erronés (une phobie sociale, un trouble de la personnalité de type mixte, anxieux et dépendant, un trouble bipolaire atténué - j'ai eu l'occasion de soulever ce dernier faux diagnostic dans l'un de mes premiers articles : TEMPÊTES ÉMOTIONNELLES... C'EST AINSI QUE JE LES NOMME), - qui furent posés durant mon premier demi-siècle de vie.... Bref sera-t-il posé avant la fin de cette année calendaire ? That's the question !
Plusieurs aspies ayant évoqué leur grande sensibilité à l'éblouissement, j'ai décidé qu'il était opportun de proposer une piste qui pourrait peut-être se révéler aidante.
Même s'il n'y a aucune panacée dans ce monde, je souhaite néanmoins vous parler du syndrome de Meares-Irlen, encore peu connu en Europe.
Voici un article récemment paru dans la presse, en Suisse, avec une citation que je trouve particulilèrement parlante :
«C’est un peu comme si on écoutait la radio sur une mauvaise longueur d’onde: les mots sont indistincts, c’est fatigant et énervant. Le port de filtres apporte un confort immédiat. Mais il ne guérit pas. Dans certaines migraines, par exemple, les crises s’espacent, diminuent d’intensité, voire disparaissent, mais si l’on retire les filtres, elles reviennent», explique Karin Schwarz, optométriste à Yverdon (VD).
Voir l'article paru dans le Matin Dimanche du 10 novembre 2013
Non, c'est lunettes n'appartiennent pas au pirate des Caraïbes !
Il y a peu, j’ai assisté à un débat d’idées passionné - c’est le moins que je puisse dire - entre une aspergirl, que j’appellerai Amélie, et un psychologue atteint d’un handicap physique congénital. Je le surnommerai Stéphane.
Stéphane tentait de convaincre Amélie, qui venait d’obtenir la confirmation, dans un CRA, de son syndrome d’Asperger, qu’elle avait à accepter désormais son handicap.
Ce titre vous paraît-il de bon aloi - pour utiliser une expression chère à «Maître Capello», –l’inoubliable linguiste qui se fit connaître en arbitrant plusieurs jeux télévisés, dont le Francophonissime – pour définir le syndrome d’Asperger ?
Le Francophonissime est un jeu télévisé créé par Jacques Antoine et Jacques Solness à l'occasion de la semaine francophone de 1969, diffusé chaque dimanche du 24 avril 1969 à 1981 sur les chaînes de télévision de langue française et animé par Pierre Tchernia et Georges de Caunes, puis Jean Chatel et enfin Fabrice.
«Je n'ai pas trouvé La Vie dans vos contacts» me répondait Siri à je voulais dicter un message à envoyer. Il m'avait habituée à comprendre mes instructions de travers, mais ce jour là, j'ai trouvé qu'il avait fait fort. Trop fort.
J'ai été si amusée que j'ai immédiatement immortalisé l'événement par une capture écran ou «print screen».
print screen : «que puis-je faire pour vous ?» ‟Écrire à la vie„ «Je n'ai pas trouvé La vie dans vos contacts. À qui dois-je l'envoyer ?»